Fonctionnalités
Génialogie part d'un fichier GEDCOM, le format standard d'échange des logiciels de généalogie, et en tire tout ce qui suit.
Parcourir la généalogie
La liste des individus se filtre par nom, prénom et sexe ; la liste des lieux donne accès aux naissances, mariages et décès de chaque commune. Un double-clic sur une personne en ouvre la fiche. La fiche a trois vues :
- Noyau familial : les parents et grands-parents, la personne, ses unions et ses enfants.
- Ascendance : l'arbre des ancêtres, génération par génération.
- Descendance : les descendants, en arbre ou en liste, avec le numéro de génération et les unions.
À droite, des boutons de navigation (père, mère, conjoint, enfant) et la liste des relations : frères et sœurs, neveux, oncles, cousins, beaux-parents… plus de quatre-vingts catégories de parenté. Le numéro Sosa de la personne est affiché ; quand un ancêtre apparaît plusieurs fois dans l'arbre (implexe), tous ses numéros sont indiqués.
Générer le site de généalogie
Génialogie écrit l'intégralité de genealogie.baillet.org. Pour ma base de 47 200 personnes, il produit près de 290 000 pages, toutes reliées entre elles :
- une page par personne, avec son arbre d'ascendance, sa famille proche, et des pages d'ascendance et de descendance (listes et tableaux) ;
- des pages de lieux, de patronymes, de branches patronymiques et de générations ;
- des tables décennales, des listes éclair (couples patronyme-lieu), des listes de personnes remarquables et une page de statistiques.
Les listes de personnes remarquables sont établies d'après le titre porté sur chaque fiche, et ce titre est lui-même un lien vers la liste. Il y en a dix : les membres de la Légion d'honneur, les Morts pour la France, les NON Morts pour la France, les titulaires de la médaille de Sainte-Hélène et de la médaille de la Résistance, les chevaliers de Saint-Louis, les seigneurs, les écuyers, la noblesse titrée (comtes, vicomtes, marquis, barons) et les soldats de l'armée napoléonienne.
Les données contemporaines peuvent être cachées : la censure, réglable, remplace les noms des personnes concernées. Les réglages (titres, censure, domaine du site…) sont dans un fichier genialogie.json placé à côté du fichier GEDCOM.
Chercher les anomalies
Plus de quarante contrôles passent la base au crible : mariage trop jeune, naissances trop proches, âge au décès trop élevé, mère trop âgée, grand écart d'âge entre époux, remariage du vivant du conjoint précédent, baptême tardif, prénoms suspects… Chaque contrôle est classé en erreur ou en avertissement, et ses seuils sont réglables. Les résultats s'affichent dans un panneau, avec un filtre.
Calculer la consanguinité
Le taux de consanguinité de chaque personne est calculé par la méthode de Meuwissen et Luo, puis indiqué dans les identifiants de sa page. Dans ma base, il est nul pour la grande majorité des personnes ; un enfant n'est consanguin que si ses deux parents sont apparentés.
Compléter les décès
Génialogie compare les personnes de la base à des fichiers publics de décès et propose les décès à ajouter ou à vérifier. Il ne modifie jamais la base : les propositions sont à saisir à la main, après contrôle, dans le logiciel de généalogie. Elles sont rassemblées dans l'onglet « Décès », qui a deux sources :
- Le fichier des personnes décédées de l'INSEE, qui couvre les décès depuis 1970. Génialogie le télécharge, le tient à jour et en lit plusieurs dizaines de millions de lignes en moins d'une minute.
- Les bases de Mémoire des hommes (ministère des Armées), au choix : les Morts pour la France de 1914-1918 (avec les annotations des internautes), les militaires décédés de 1939-1945, l'Indochine et la Corée, l'Algérie, le Maroc et la Tunisie, les fusillés et les déportés-internés de 1914-1918, les déportés résistants, les victimes civiles de 1939-1945, les médaillés de la Résistance et les sépultures de guerre.
Chaque rapprochement reçoit un score de 0 à 100, détaillé critère par critère : date de naissance (40 points), nom (25), prénoms (15) et lieu de naissance (20). Le détail montre les deux valeurs côte à côte et l'écart. Le calcul tolère les fautes de frappe, l'ordre des prénoms, les communes fusionnées (d'après l'historique officiel de l'INSEE) et les anciens départements. La correspondance est dite forte à partir de 90, probable à partir de 70 et possible à partir de 50 ; sous 70, elle n'est affichée que sur demande.
Les résultats sont classés en listes :
- Décès à ajouter : la date et le lieu à saisir, avec la mention « Mort pour la France », l'unité et le lien vers la fiche ;
- Contradictions avec la fiche : le décès de la base diffère de celui de la source, à vérifier dans l'acte ;
- Naissances à vérifier : tout concorde sauf l'année de naissance ;
- Mentions à ajouter : décès déjà connu, mais mention, distinction ou déportation à noter (médaille de la Résistance, déporté…) ;
- Erreurs de sexe probables (fichier INSEE) : tout concorde, sauf le sexe.
Des boutons copient la date, le lieu, la mention et la source, déjà rédigée comme l'exige la Licence ouverte (« Mémoire des hommes, base…, fiche…, données téléchargées sur…, mise à jour du… »). Une proposition peut être mise de côté ou refusée ; ce choix est mémorisé. Génialogie est prudent avec les mentions : un militaire « Non Mort pour la France » est signalé en rouge, pour ne pas écrire par erreur qu'il est mort pour la France.
Réécrire le GEDCOM
Génialogie réécrit le fichier GEDCOM sous une forme normalisée, expurgée des données confidentielles, pour le déposer sur Geneanet. La lecture signale les problèmes qu'elle rencontre.
Performances
Génialogie est axé sur la vitesse. Avec ma base de 47 200 personnes, 20 388 unions, 30 582 naissances, 17 503 décès et 2 597 lieux, sur mon PC :
- l'ouverture du fichier GEDCOM (32 Mo), avec le chargement en mémoire de toutes les données généalogiques, prend 400 ms ;
- la génération du site, soit près de 290 000 pages, prend 172 secondes, environ 1 700 pages par seconde sur un seul thread (dossier de sortie exclu de l'analyse de l'antivirus) ;
- la réécriture du GEDCOM prend 270 ms.
Une telle vitesse sans un usage poussé du langage C++ est probablement impossible (sauf peut-être en C, en Rust ou en assembleur).
Sous le capot
Génialogie est une application Windows 64 bits écrite en C++ 23, avec une interface WinUI 3 et WebView2. L'analyseur GEDCOM, le lecteur JSON et le moteur de gabarits des pages sont écrits maison, sans bibliothèque tierce.
Génialogie n'est pas distribué. Voir son historique.

